Barcelona Cultura
  • Wayang kulit. Marionnettes d’ombres de Java

    7 Février 2015 - 16 Novembre 2015
    7 Fé 2015 - 16 Nov 2015

Wayang kulit. Marionnettes d’ombres de Java au Musée des Cultures du Monde.

Le mot wayang, documenté pour la première fois à Java au Xᵉ siècle, fait référence aux spectacles de marionnettes d’Indonésie, l’un des exemples les plus représentatifs de la transmission culturelle des traditions indiennes dans le sud-est asiatique. Le wayang kulit est une modalité exécutée avec des marionnettes planes en cuir qui sont bougées par le marionnettiste (dalang) devant un projecteur de lumière qui projette l’ombre des figures sur l’écran blanc placé comme toile de fond. Elle est représentée toujours la nuit et à l’occasion d’un événement important – comme un mariage ou un fait politique – qui détermine l’histoire qui est interprétée. Le spectacle n’est pas seulement un divertissement, il a un sens moral et philosophique profond, une fonction pédagogique et certaines connotations magiques, en plus de constituer un espace de socialisation et de réaffirmation de celui qui le sponsorise.


Personnage masculin. MEB 221-17


Personnage masculin. MEB CF 2848


Main de la marionnette. MEB CF 2849

Le répertoire du wayang kulit se fonde principalement sur le épopées indiennes Mahābhārata et Rāmāyaṇa, ainsi que sur les histoires mythiques propres de l’île de Java. En essence, les différents épisodes montrent la lutte du bien contre le mal représentés par les personnages qui sont distribués à droite (moitié positive) et à gauche (partie négative) de la scène. Les récits ont une nette fonction pédagogique sur la nature humaine et les valeurs morales, c’est pourquoi le marionnettiste exerce aussi la fonction de guide spirituel. De plus, ils incorporent des thèmes actuels – depuis un versant comique – qui peuvent être reconnus par le public.


Vanara. MEB 221-4


Personnage masculin, probablement l’ogre Buta Terong. MEB CF 2847

Les marionnettes wayang kulit sont en cuir peint et sont soutenues par des bâtons en corne ou bois. Dans chaque pièce peuvent en apparaître environ soixante-dix et elles sont identifiées par des traits particuliers ou des aspects généraux – comme la forme et la couleur du visage – qui permettent de reconnaître la nature du personnage. Le spectacle commence au coucher du soleil et termine au petit matin, de sorte qu’aux moments-clé le dalang doit prévenir le public, puisque celui-ci bouge, parle, mange ou dort pendant la représentation. Un orchestre (gamelan) accompagne la narration, ce qui génère une expérience multi-sensorielle qui atteint son apogée à minuit, quand le héros apparaît sur scène.


© UNESCO

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